L’environnement

L’environnement est « l’ensemble des éléments ((biotiques (relatifs au monde vivant) ou abiotiques (facteurs liés au milieu, indépendants des êtres vivants)) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins », ou encore « l’ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ».(https://fr.wikipedia.org/wiki/Environnement)

Depuis la fin du XXe siècle, on utilise l’expression « santé-environnement » pour désigner le champ commun aux hypothèses, connaissances et théories prospectives portant sur les relations possibles entre :

  • d’une part la santé;
  • d’autre part des variables environnementales comme source multifactorielle d’expositions où des nuisances d’origine naturelle (facteurs biogéographiques, …), industrielle (pollutions, nuisances environnementales, …), technologique (champ électromagnétique, radioactivité, …), sociale (hygiène, addictions, …), mais aussi des facteurs concernant la qualité de l’alimentation, de l’eau, de l’environnement intérieur (air, bruit, …), du travail (exposition à des toxiques, une fatigue anormale, …), mais aussi un contexte psychologique (stress, …), interagissent pour produire des effets néfastes sur la santé : notion d’exposome qui correspond à la totalité des expositions à des facteurs environnementaux (c’est-à-dire non génétiques) que subit un organisme humain de sa conception à sa fin de vie en passant par le développement in utero, complétant l’effet du génome. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9-environnement)

Ces ambiances environnementales dangereuses agissent sur les risques en augmentant la fréquence ou la gravité de phénomènes aux effets néfastes en créant un environnement malsain : si pour les effets toxiques aigus, le rapport de causalité est clairement identifié et assez facilement mesurable et corrigible, il n’en est pas de même pour les effets chroniques (radiations notamment) qu’il est beaucoup plus malaisé de cerner avec précision et à prévenir (http://www.officiel-prevention.com/formation/formation-continue-a-la-securite/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=139&dossid=536)

Un des défis de la santé environnementale est de mieux comprendre les relations systémiques et les effets synergiques et potentialisateurs des milliers de polluants présents dans l’environnement, entre eux et sur les différents organes. Certains effets sont différés (le cancer par exemple), ou sont possibles à de très faibles doses (perturbations endocriniennes), ou sont liés à des prédispositions génétiques. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9-environnement#/media/File:Health_effects_of_pollution.svg)  

Des études croisant les données écologiques et sanitaires à échelle planétaire, sur la base de statistiques accumulées depuis 1940 montrent que les maladies émergentes sont en hausse depuis un siècle (quasiment quadruplée en 50 ans). (« Global trends in emerging infectious diseases » [archive], Kate E. Jones et al. Nature 451, 990-993 (21 février 2008) ; doi:10.1038 / nature 06536.)

Au XXIe siècle, la protection de l’environnement est devenue un enjeu majeur, en même temps que s’imposait l’idée de sa dégradation à la fois globale et locale, à cause des activités humaines polluantes. La préservation de l’environnement est un des trois piliers du développement durable. En septembre 2000, 189 chefs d’Etat réunis à New-York ont adopté la Déclaration du Millénaire des Nations unies constituée d’objectifs du Millénaire pour le développement dont l’atteinte était fixée à 2015. Selon Ban Ki-Moon, «ils ont donné naissance à la grande action concertée jamais engagée dans l’histoire de la planète pour combattre la pauvreté, la faim et la maladie».

Un des 8 objectifs fixés visaient à assurer un environnement durable. L’ONU la considérait comme « crucial pour la réussite de 7 autres objectifs énoncés ». (http://www.un.org/french/millenaire/ares552f.htm, Moncet, 2013, p. 51, https://fr.wikipedia.org/wiki/Environnement)

Pour le respect de la nature, il convient de faire preuve de prudence dans la gestion de toutes les espèces vivantes et de toutes les ressources naturelles, conformément aux préceptes du développement durable. C’est à cette condition que les richesses incommensurables que la nature nous offre pourront être préservées et léguées à nos descendants. Les modes de production et de consommation qui ne sont pas viables à l’heure actuelle doivent être modifiés, dans l’intérêt de notre bien-être futur et dans celui de nos descendants.